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La Petite Angleterre est le nom que les marins donnent à l'île égéenne d'Àndros. C'est aussi le nom du navire coulé par une torpille allemande sur lequel disparaît le marin Spyros Maltabès en 1043. À la fin des années 20, la femme du capitaine Saltaferos, Mina, marie ses deux filles : despotique, elle choisit pour Orsa, l'aînée, un armateur que la jeune fille n'aime pas et pour Moskha, la Spyros. Puis elle installe les deux couples l'un au-dessus de l'autre avec pour simple séparation les planches minces d'un plafond parcimonieux. Aux soupirs que laisse passer ce plancher de misère, Orsa oppose un silence obstiné, jusqu'à la disparition de Spyros. Ioànna Karystià ni dynamite les clichés du mélodrame. Elle tisse, dans une prose ferme et brillante, la chronique exaltée d'une passion dévorante clans un microcosme insulaire sur le point de basculer dans la modernité. Comme ces naïves " broderies de naufrage ", l'écriture du désastre devient splendeur d'un monde disparu.

Ioànna Karystiàni dynamite les clichés du mélodrame. Elle tisse, dans une prose brillante, la chronique exaltée d'une passion dévorante dans un microcosme insulaire sur le point de basculer dans la modernité comme ces naïves « broderies de naufrage », l’écriture du désastre devient splendeur d’un monde disparu.

KARYSTIANI IOANNA La Petite Angleterre

20,30 €Prix
  • roman traduit du grec par Michel Volkovitch

    Éditions Seuil, 2002

    ISBN : 9782020485050

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