« Partout dans mes voyages, la Grèce me fait mal » — c’est son vers sans doute le plus célèbre. Il aime sa patrie, qui le désole. Il en parle mieux que personne, avec une tendresse et une lucidité amère également poignantes, dans des poèmes d’une rare splendeur, trop novateurs sans doute : la Grèce l’a très longtemps ignoré avant qu’il devienne, peu avant sa mort, le prix Nobel aidant, une sorte de poète national.
Nous disposons d’une bonne demi-douzaine d’intégrales de Cavàfis, mais c’est la première fois que se trouvent rassemblés dans notre langue, ici même, tous les poèmes de Sefèris ou presque. Un demi-siècle après sa mort. Ses deux premiers recueils sont ici traduits en français pour la première fois, près de cent ans après leur apparition.
Michel Volkovitch (Traduction)
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