Lundi, 30 Janvier 2012 09:48

Lundi 30 janvier 2012 - Les dépêches de l'Athens News Agency

Papadimos: Unis, nous pouvons réussir.
Le premier ministre, Loucas Papadimos, a affirmé que l'unité des forces politiques et leur engagement à soutenir les changements nécessaires constituent un facteur fondamental de crédibilité, renforcent l'efficacité de la politique économique et nous permettent de négocier dans de meilleures conditions.
"Nous sommes en pleine convergence avec les chefs de parti pour continuer les négociations et sur les thèses que nous soutiendrons", a affirmé M. Papadimos, à l'issue d'une réunion de deux heures et demie, dimanche à la mi-journée au Palais Maximou, avec les chefs de parti qui soutiennent le gouvernement.
Tous ensemble, a-t-il ajouté, nous livrons un dur combat pour garantir la place du pays au sein de l'Europe, de l'euro et de la communauté des pays développés. Unis, nous pouvons réussir.
M. Papadimos a précisé que les négociations ne sont pas faciles, et malgré les progrès réalisés pour stabiliser l'économie, malgré les changements importants et les grands sacrifices des citoyens, des écarts par rapport aux objectifs et des retards cumulés dans la matérialisation de certaines politiques font que nos partenaires pοσent des engagements et des conditions supplémentaires.
Soulignant que le nouveau programme comporte des dispositions pour l'assainissement de l'Etat et le rétablissement de la compétitivité de l'économie, le premier ministre a déclaré viser "un accord avec nos partenaires pour que nous marchions à nouveau sur un terrain solide, pour éliminer l'incertitude, pour rétablir la confiance et pour ramener l'économie sur une trajectoire de croissance et de création de postes de travail".
Aussitôt après la fin de la réunion, M. Papadimos s'est envolé pour Bruxelles afin de prendre part lundi au Sommet de l'UE.


Samaras: Négociation avec nos partenaires et pas de nouvelle récession.
Le président de la ND, Antonis Samaras, a souligné qu'il faut négocier avec toutes les parties impliquées et, bien sûr, à l'UE, lors de la réunion du premier ministre, Loucas Papadimos, avec les chefs de parti qui soutiennent le gouvernement, dimanche, au Palais Maximou.
Selon des sources émanant de la ND, M. Samaras a insisté que les mesures qui seront prises, quelles qu'elles soient, ne devront pas générer encore plus de récession, mais qu'au contraire elles devront aller dans la voie de la croissance de l'économie grecque. De ce fait, M. Samaras s'est dit opposé à la suppression des 13e et 14e salaires dans le privé, n'excluant pas d'accepter toutefois le gel des salaires et des augmentations pour ancienneté, dès lors que les partenaires sociaux donneront leur consentement.
Par contre, M. Samaras a refusé une proposition de M. Papandréou pour que les partis négocient avec les partenaires sociaux les questions des relations de travail en suspens.
M. Samaras a rejeté aussi la diminution des retraites complémentaires et proposé à la place une série de mesures équivalentes du point de vue budgétaire, ayant même, selon lui, plus d'efficacité que les coupes.
De plus, M. Samaras s'est dit très réservé sur une diminution du salaire minimum, en soutenant que les baisses de salaire sans chute des prix ne conduisent pas au renforcement de la compétitivité.
Enfin, toujours selon ces mêmes sources, M. Samaras a soutenu qu'il n'est pas question de donner un mandat politique général à M. Papadimos en vue d'un accord, mais seulement de le mandater de négocier, puis d'avoir de nouvelles concertations avec les chefs de parti. De son côté, M. Papadimos a demandé les signatures des chefs de parti sur un texte commun à convenir, suscitant le désaccord de MM. Samaras et Karadzaferis.


Papandréou: Le PASOK soutient de toutes ses forces l'issue positive des négociations.
Le président du PASOK, Georges Papandréou, a exposé ses thèses sur les affaires budgétaires, les relations de travail, les changements structurels et la recapitalisation des banques grecques, explicitant que les négociations en cours sont traitées comme un tout et que, de ce fait, le résultat devra être aussi apprécié comme un tout.
Selon des cercles émanant du PASOK, M. Papandréou a soutenu que la convergence des forces politiques est un facteur qui renforce l'aptitude à négocier, étant donner qu'elle accroît la crédibilité du pays, avertissant qu'il ne peut y avoir de "soutien à la carte".
Toujours selon ces sources, M. Papandréou a assuré que le PASOK soutient de toutes ses forces l'issue positive des négociations, mais aussi le nouveau paquet d'aide et le PSI, ainsi que toute initiative gouvernementale au-delà des actions précitées. De plus, a-t-il dit, l'obtention d'un résultat positif aux négociations aura un impact positif sur le pays, puisqu'il se sera assuré des financements et des liquidités jusqu'en 2020 et, par conséquent, la possibilité de stimuler sa croissance.
Toutefois, M. Papandréou a tenu à souligner aussi l'importance de protéger les salariés et, dans ce contexte, la nécessité pour les forces politiques d'assumer leurs responsabilités dans le processus du dialogue social, alors qu'il a rejeté catégoriquement toute idée de placer l'économie grecque sous tutelle.


Karadzaferis: Le PE doit dire si les mesures de la Troïka sont compatibles avec l'acquis européen.
Le président du LAOS, Georges Karadzaferis, a annoncé sa décision de demander au Parlement européen (PE) de décider si le nouveau programme de la Troïka est compatible avec l'acquis communautaire, dans une déclaration à l'issue de la rencontre du premier ministre, Loucas Papadimos, avec les chefs de parti qui soutiennent le gouvernement, dimanche, au Palais Maximou.
"Nous avons devant nous les exigences, le nouveau programme de la Troïka, comme il est décrit. La première chose que doit voir la Grèce, c'est de savoir s'il est conforme au Traité de Lisbonne et s'il est compatible avec l'acquis européen", a expliqué M. Karadzaferis, tranchant qu'il ne fera rien s'il n'a pas de décision du PE.


Nouvelle rencontre Papadimos-Dallara samedi à Athènes.
Le premier ministre, Loucas Papadimos, et le DG de l'Institut de la Finance internationale (IIF), Charles Dallara, ont clôturé samedi en fin d'après-midi une nouvelle rencontre au Palais Maximou, poursuivant les négociations sur la décote de la dette grecque.
La réunion, qui a débuté à environ 15h30, a eu lieu en présence du vice-premier ministre et ministre des Finances, Evanghelos Vénizélos.
Rappelons que M. Vénizélos a eu plus tard en soirée une nouvelle rencontre avec les représentants de la Troïka (UE-FMI-BCE), qui avaient eu de leur côté jusqu'en fin d'après-midi une entrevue d'environ une heure avec le président du PASOK, Georges Papandréou.
Par la suite, à 20h00, les représentants de la Troïka seront reçus par le premier ministre au Palais Maximou.
Plus tôt, on apprenait que la réunion de M. Papadimos avec les chefs de parti qui soutiennent le gouvernement - les présidents du PASOK, Georges Papandréou, de la ND, Antonis Samaras, et du LAOS, Georges Karadzaferis -, prévue initialement pour samedi à 18h00, avait été remise finalement à dimanche à la mi-journée, en raison des dures négociations en cours sur les relations de travail, un dossier où il existe encore d'importants points de divergence.


Athènes exclut toute discussion sur la nomination d'un commissaire en Grèce.
De hauts cadres gouvernementaux ont exclu samedi toute discussion sur la nomination d'un commissaire en Grèce, chargé de contrôler les affaires budgétaires.
"Il est exclu que quelque chose de ce genre soit accepté. Une proposition semblable avait été faite par le passé par un ministre néerlandais. Nous n'en discutons même pas", soulignaient ces sources gouvernementales en commentaire à un article du "Financial Times" concernant une proposition de l'Allemagne de désigner un commissaire chargé de contrôler et entériner les affaires budgétaires en Grèce.
De son côté, le porte-parole du PASOK, Panos Beglitis, rejetait à son tour les scénarios sur "une mise en tutelle de la Grèce", tranchant que "si ces articles sont vrais, il faut rejeter toute idée et proposition concernant des +commissaires+ en Grèce".
A ce sujet, M. Beglitis a révélé que certains partenaires européens avaient tenté d'imposer des scénarios analogues au cours des concertations sur la décision du 26 octobre, mais avaient été empêchés dans leurs plans par le premier ministre de l'époque, Georges Papandréou, et le gouvernement du PASOK.


Vénizélos: Non catégorique à l’idée d’un commissaire spécial pour le Budget.
Le vice-premier ministre et ministre des Finances, Evanghelos Vénizélos, a rejeté catégoriquement toute idée de désignation d’un commissaire spécial d’un pays de la zone euro, qui serait chargé de contrôler l’exécution du Budget de l’Etat en Grèce.
“Quiconque pose à un peuple un dilemme entre aide économique et dignité nationale ignore des enseignements historiques fondamentaux. Je suis certain que les dirigeants politiques de tous les pays européens, et en particulier ceux qui, pour des raisons de taille, ont de fait une responsabilité accrue dans la marche de l’Europe, savent de quelle façon on pose les questions entre amis et partenaires qui ont uni leurs destins historiques”, a déclaré M. Vénizélos, peu avant son départ dimanche matin pour Bruxelles, en réponse à des questions de journalistes concernant une proposition en ce sens en vertu d’un document distribué, selon la presse, lors d’une récente session de l’Eurogroupe.


UE: L'oeuvre au plan exécutif doit rester du plein ressort du gouvernement grec.
L'oeuvre au plan exécutif doit rester du plein ressort du gouvernement grec, qui doit répondre de cela aux citoyens et aux instances du pays, a souligné un porte-parole de la Commission européenne dans des déclarations samedi à l'ANA-MPA depuis Bruxelles, en commentaire à des articles faisant état d'un document qui avait été distribué à l'Eurogroupe pour proposer la prise en charge du contrôle de l'exécution du Budget de l'Etat en Grèce par un officiel supérieur de la zone euro.
"Cette responsabilité se trouve sur les épaules du gouvernement grec, et il faut qu'il en reste ainsi", a poursuivi l'officiel de la Commission européenne.
A cette occasion, le porte-parole a précisé que la Commission européenne souhaite clarifier que la déclaration des Etats membres de la zone euro du 26 octobre reste en vigueur.
Enfin, le porte-parole rappelle que le Groupe d'action mis en place par la Commission européenne pour la Grèce afin de fournir une aide technique soutient les autorités grecques dans l'amélioration de l'administration publique et dans des secteurs qui ont besoin d'être réformés.
"La mission du Groupe d'action comprend des devoirs liés au Budget, tels que l'apport d'une aide technique pour améliorer l'efficacité des mécanismes de perception des impôts", a-t-il ajouté.


Les négociations se poursuivent entre le ministère de l'Emploi et la Troïka.
Une nouvelle rencontre a été entamée samedi, peu après 13h30, entre la direction du ministère de l'Emploi et de la Sécurité sociale et des représentants de la Troïka (UE-FMI-BCE), laquelle avait été précédée dans la matinée par une réunion de la SG du ministère avec le groupe technique de la Troïka.
Les négociations, qui ne semblent pas être à l'heure actuelle sur le point d'aboutir rapidement, ont lieu dans un "climat lourd", du fait que la Troïka associe directement l'acceptation de l'ensemble de ses exigences avec la finalisation de l'accord sur le PSI, la signature du nouveau paquet d'aide et le versement de la prochaine tranche.
La Troïka demande la levée du statut de titulaire des employés dans les entreprises d'utilité publique (DEKO) et l'amendement ou l'abrogation des règlements de travail compris dans les conventions sectorielles de travail des banques et des DEKO, la suppression des allocations spéciales, des primes pour ancienneté, les bonus liés à la productivité, la diminution des cotisations sociales et la libération des licenciements.
La Troïka demande en outre la suppression ou le versement facultatif des dits 13e et 14e salaires dans le privé, ainsi qu'une diminution du salaire minimum, renvoyant d'ailleurs à ce qui est en vigueur dans des pays du Sud de l'Europe, comme l'Espagne (641,50 euros), le Portugal (485,00 euros), mais aussi des pays de l'ex-bloc socialiste qui participent à la zone euro, tels que la Slovaquie (317,00 euros) et l'Estonie (278,02 euros).
Enfin, la Troïka reste inflexible sur la question de la diminution des retraites complémentaires, de 15% en moyenne, exigeant un accord d'ici le lendemain.


KKE: Jeu truqué entre le gouvernement et la Troïka.
Le KKE a dénoncé samedi un "jeu truqué" entre le gouvernement et la Troïka concernant la question des relations de travail en Grèce.
"Leur jeu est truqué. La SEB (Fédération des Entreprises et Industries) et les partis gouvernementaux se dissimulent derrière la Troïka pour manigancer le nouveau crime sauvage contre les travailleurs. Et la GSEE (Confédération générale des Travailleurs de Grèce) les couvrent", souligne le KKE dans son communiqué, appelant les travailleurs à ne pas accepter d'être condamnés "à des salaires de 400-500 euros, au chômage, sans sécurité sociale, sans santé".


SYRIZA: Démission du gouvernement et élections en février.
Le président du groupe parlementaire de la SYRIZA, Alexis Tsipras, a demandé la démission du gouvernement et la convocation d'élections législatives dans le courant du mois de février, dans une déclaration samedi en commentaire aux rumeurs sur la nomination d'un commissaire en Grèce et aux nouvelles propositions de la Troïka (UE-FMI-BCE).
M. Tsipras a tranché que les exigences de la Troïka pour finaliser l'accord sur le PSI, lequel ne permettra de toute façon en aucun cas de rendre la dette viable, dépassent toute notion de logique, du fait que, a-t-il soutenu, ce ne sont pas de nouvelles mesures, mais un plan de pillage du pays et de cession de sa souveraineté à la bancocratie européenne et à l'usure internationale.
"Les trois chefs de parti et le premier ministre de mandat limité, qui ont choisi il y a deux mois de court-circuiter le tollé populaire, n'ont aucune légitimation de signer, au nom de tous les Grecs, la condamnation du pays. Leur unique responsabilité nationale qui leur reste, c'est de décider dès aujourd'hui la démission du gouvernement et le recours au verdict populaire dans le courant du mois de février", a lancé M. Tsipras.


Investissements et relations commerciales gréco-chinoises au ministère du Développement.
Les investissements chinois en Grèce et le resserrement des relations commerciales gréco-chinoises domineront la réunion de travail du ministre du Développement, de la Compétitivité et de la Marine, Michalis Chryssochoïdis, avec le vice-minitre de la Commission nationale chinoise du Développement et des Réformes, Zhang Xiaoqiang, lundi à Athènes.
Les deux parties devraient mettre en route des actions précises dans le cadre des mémorandums de coopération signés respectivement en octobre 2010 avec le ministre chinois du Commerce, Chen Deming, pour le renforcement de la coopération bilatérale dans le domaine des investissements, et en octobre 2011 avec le secrétaire d’Etat au Commerce, Zhong Shan, pour la promotion de la coopération entreprenariale et des investissements dans les infrastructures et l’industrie de transformation.
Côté grec seront également présents le SG du ministère, M. Drimoussis, le SG des Investissements stratégiques du ministère, M. Selekos, le SG des Relations économiques internationales et de la Coopération au développement du ministère des Affaires étrangères, M. Papadopoulos, le président de Invest in Greece, M. Syggros, et le coordinateur du Fonds grec des Dénationalisations, M. Protopsaltis.
Selon des données de l’Autorité statistique hellénique (ELSTAT), la marche des exportations grecques vers la Chine a enregistré une hausse de 55,9% en 2010, les exportations chinoises vers la Grece reculant pour leur part de 5,42%. Ainsi, le déficit commercial de la Grèce vis-à-vis de la Chine a atteint 2,7 milliards d’euros, en recul de 7,35% en glissement annuel.
Il faut noter qu’une grande partie du déficit commercial grec est compensé par les recettes de la marine marchande grecque, qui joue un rôle important dans les transports internationaux de la Chine, et dans une certaine mesures par le flux de touristes chinois en Grèce.
La Chine ne constitue pas encore une destination majeure des exportations pour la Grèce, puisqu’elle occupait seulement le 24e rang en 2010, absorbant 0,97% des exportations grecques, et ce malgré une progression depuis la 31e place en 2008 et la 27e place en 2009.


Nouveau séisme de 4,9 Richter entre la Crète et Santorin.
Un nouveau séisme d'une magnitude de 4,9 Richter a été enregistré samedi à 12h50 en mer, entre la Crète et Santorin (Cyclades).
La secousse tellurique provenait, selon l'Institut de Géodynamique de l'Observatoire national d'Athènes et du Laboratoire de Géophysique de l'Université Aristote de Thessalonique, du même épicentre que les deux précédents récents séismes de 5,3 et 5,2 Richter, à savoir à 240 km au Sud-Sud-Est d'Athènes et à 50 km au Sud-Ouest de Santorin.
Le séisme a été ressenti en Crète, en particulier à Heraklion.


Le Festival international du Cinéma de Montréal dédié cette année à Théo Angelopoulos.
Le prochain Festival des Films du monde de Montréal (août-septembre 2012) sera dédié à la mémoire de Théo Angelopoulos, comme l'a annoncé vendredi son président, Serge Losique.

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