Mardi, 24 Janvier 2012 09:41

Mardi 24 janvier 2012 - Les dépêches de l'Athens News Agency

Le PSI sera "bouclé" d'ici le 13 février, selon le ministère des Finances.
Le ministère des Finances s'emploie à ce que l'offre officielle pour la décote et l'échange des obligations grecques (PSI) soit faite d'ici le 13 février, selon des déclarations de proches collaborateurs du vice-premier ministre et ministre des Finances, Evanghelos Vénizélos, présents dans la salle de réunion de l'Eurogroupe.
Selon ces sources, la discussion sur le PSI au sein de l'Eurogroupe a été "substantielle et constructive", et les concertations avec le secteur privé se poursuivront à des rythmes intenses, dans le cadre de la décision du 26 octobre.
Les proches collaborateurs du ministre ont également souligné que la finalisation du PSI est associée aux progrès qui doivent être réalisés concernant le nouveau programme d'aide à la Grèce et informé que l'Eurogroupe a examiné l'analyse actualisée de viabilité de la dette grecque élaborée par la Troïka (UE-FMI-BCE), de sorte à garantir que la dette publique oscille à 120% du PIB en 2020.


Vénizélos: Nous sommes prêts pour finaliser l'accord sur le PSI.
Nous avons une coopération très constructive avec le secteur privé, et nous sommes prêts pour finaliser l'ensemble de la procédure à temps, a déclaré le  vice-premier ministre et ministre des Finances, Evanghelos Vénizélos, à son arrivée à la session de l'Eurogroupe lundi à Bruxelles.
"Nous agissons toujours en accord avec nos partenaires institutionnels", a poursuivi M. Vénizélos, qui a eu plus tôt une rencontre séparée avec le président de l'Euro-groupe et premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker.


Karadzaferis: Le PSI doit réussir.
Le PSI doit réussir, a affirmé lundi le président du LAOS, Georges Karadzaferis, avertissant que les pressions de la DG du FMI, Christine Lagarde, et de la chancelière allemande, Angela Merkel, pour une diminution du taux qui sera accordé aux créanciers privés ne devront pas aller jusqu'au point de compromettre l'accord.
M. Karadzaferis a exprimé l'espoir que ces pressions n'iront pas jusqu'à "rompre la corde", estimant que si le PSI n'est pas finalisé, "alors je crains fort qu'il n'y aura pas non plus de nouveau paquet d'aide, ni de marche vers l'avenir. Il faut faire très attention".
Par ailleurs, M. Karadzaferis a eu le jour même une rencontre avec l'Union des juges et des procureurs.


M. Rehn prévoit la conclusion rapide des négociations sur le PSI.
Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a exprimé sa conviction quant à la conclusion "rapide, de préférence dans le courant de la semaine", des négociations sur le PSI.
M. Rehn a précisé que la session de l'Eurgroupe sera l'occasion d'examiner les progrès réalisés concernant le programme d'échange des obligations grecques.


La présidente de l'Alliance démocratique Mme Bakoyannis reçue au Palais Maximou.
La présidente de l'Alliance démocratique, Dora Bakoyannis, a demandé au premier ministre, Loucas Papadimos, d'insister lors des négociations avec la Troïka (UE-FMI-BCE) sur la réalisation des réformes et changements structurels nécessaires et de s'opposer à la coupe des 13e et 14e salaires dans le secteur privé ou à la diminution du salaire minimum, lors d'une rencontre lundi au Palais Maximou.
Dans des déclarations à l'issue d'une heure et demie d'entretien, Mme Bakoyannis a affirmé avoir informé le chef du gouvernement des thèses de son parti, notamment de ses propositions pour la participation de la BCE à la décote de la dette grecque et à l'allongement de la durée de remboursement des prêts au logement des particuliers dans le but de faire tomber la tension sociale.
Interrogée sur la date des prochaines élections législatives, Mme Bakoyannis a tanché que l'essentiel en ce moment est de faire aboutir la négociation et sortir le pays de la crise.
"Nous n'en sommes pas encore là. Nous devons prendre conscience que le chemin pour réussir sera long et difficile. Lorsque cela sera fait, ce sera alors l'heure pour le peuple de parler. Si cela a lieu en avril ou en mai, peu importe et peu de gens s'intéressent à çà", a-t-elle affirmé.


M. Kapsis dément une rencontre du premier ministre avec le DG de Eurostat.
Le ministre d'Etat et porte-parole du gouvernement, Pantelis Kapsis, a démenti lundi des allégations de l'ex-membre de l'Autorité statistique hellénique (ELSTAT), Zoï Georganda, concernant le tenue d'une rencontre entre le premier ministre, Loucas Papadimos, et le DG de l'Office statistique des Communautés européennes (Eurostat), Walter Radermacher.
"Ce sont des produits de l'imagination. Une telle rencontre n'a jamais eu lieu", a affirmé M. Kapsis, en réponse à la question d'un journaliste.


Rencontre Samaras-GSEE: Identité de vues concernant la diminution du coût salarial.
Une identité de vues concernant la diminution du coût salarial dans le secteur privé s'est dégagée de la rencontre lundi entre le président de la ND, Antonis Samaras, et la direction de la Confédération générale des Travailleurs de Grèce (GSEE).
Au cours de l'entrevue, M. Samaras a confirmé aux représentants de la GSEE son opposition aux mesures génératrices de récession, comme il l'avait fait récemment lors de la rencontre des chefs de parti qui soutiennent le gouvernement avec le premier ministre.
Selon des informations, M. Samaras a averti que la suppression des 13e et 14e salaires conduirait à elle seule à une récession de 3,5%, ce qui doublerait la récession attendue pour atteindre finalement un taux de 7%.
A ce même sujet, M. Samaras a noté qu'aucun pays n'a connu six ans de récession, même en période de guerre, disant ne pas s'expliquer pourquoi cette question se pose alors que même les employeurs ne demandent pas de coupes dans le privé.
Dans ce contexte, M. Samaras a assuré la direction de la GSEE qu'il ne soutiendra pas un éventuel acte législatif destiné à opérer des coupes de salaire. "De telles questions ne sont pas résolues par des interventions législatives", a-t-il insisté, ajoutant que la ND "compte sur le dialogue des partenaires sociaux qui est en cours".
Et si M. Samaras a reconnu qu'il faut bien sûr renforcer la compétitivité de l'économie grecque, il a noté néanmoins que le coût salarial se place au 17e rang des facteurs qui influencent la compétitivité.
De son côté, le président de la GSEE, Yannis Panagopoulos, a déclaré avoir informé M. Samaras des thèses de la Confédération en vue de la discussion qu'exige la Troïka concernant les diminutions des rémunérations dans le secteur privé.
"On ne peut jeter la balle (sur la table) du dialogue social", a déclaré M. Panagopoulos, soulignant que son objet est de discuter de mesures en faveur de la compétitivité, mais pas de diminution du coût salarial, alors que s'adressant aux travailleurs, il a assuré que la GSEE ne discute pas et n'acceptera pas de diminutions de salaires, de gel des augmentations pour ancienneté ou la suppression des 13e et 14e salaires.
S'adressant enfin au premier ministre, M. Panagopoulos a dit attendre de M. Papadimos de faire front, "du fait d'ailleurs qu'il sait que la diminution des salaires ne renforce pas la compétitivité.
Enfin, le secrétaire de la GSEE, Nicos Kioutsoukis, président de la DAKE Secteur privé, affiliée à la ND, a été beaucoup plus virulent contre le premier ministre, en soutenant que "nous avons dit dès le départ que M. Papadimos ne peut pas servir les intérêts du pays, mais uniquement des banquiers".


M. Tsipras dépose une question sur EBA au Parlement.
Le président du groupe parlementaire de la SYRIZA, Alexis Tsipras, et le député, Théodore Dritsas, ont souligné qu'il est urgent d'assurer l'assainissement, la viabilité et le développement de l’Industrie aéronautique grecque (EAB), dans une question aux ministres des Finances et de la Défense déposée au Parlement.
MM. Tsipras et Dritsas demandent également que EBA soit exemptée du gel des embauches, jugeant "urgent, indispensable et réaliste" le recrutement de personnel technique à plein temps et avec contrat de durée illimitée à EAB, via les procédures du Conseil supérieur de recrutement du personnel (ASEP) dans la fonction publique.
MM. Tsipras et Dritsas notent à ce sujet que les départs de personnel qualifié, suite aussi aux dispositions législatives sur la force de travail de réserve et l'extension de la grille unifiée de salaires aux entreprises d'utilité publique (DEKO), ont eu pour résultat les premières annulations de programmes de maintenance de matériel aéronautique.


Le calcul du déficit 2009 conforme aux règles du droit communautaire, selon le président de ELSTAT.
Le calcul des données concernant le déficit de 2009 a été contrôlé par l'Office statistique européen et est en plein accord avec les règles du droit européen, a souligné le président de l'Autorité statistique hellénique (ELSTAT), Andréas Georgiou, dans le rapport qu'il a  soumis lundi au procureur de la Cour de cassation, Ioannis Tentès.
Rappelons que le procureur économique, Grigoris Peponis, avait demandé à M. Tentès de transmettre au Parlement le dossier de l'instruction sur le dit gonflement artificiel du déficit 2009, étant donné qu'il y avait eu implication de personnalités politiques. De ce fait, c'est le Parlement qui doit donner suite ou non à cette affaire et lever, si des éléments de preuve sont retenus, l'immunité parlementaire des personnes concernées.
M. Tentès a chargé alors le vice-procureur de la Cour de cassation, Nicos Pantélis, qui supervise les activités de M. Peponis, d'étudier le dossier et de décider s'il faut transmettre le dossier au Parlement ou poursuivre l'enquête.
M. Tentès transmettra mardi le rapport de M. Georgiou à M. Pantélis.
Notons que M. Georgiou rappelle dans son rapport qu'il avait déposé au Parquet, le 17.12.2011, 74 dossiers de l'ordre de 500 pages chacun, lesquels contiennent tout le matériel sur la base duquel a été calculé le déficit 2009 par ELSTAT et authentifier par Eurostat.


FMI: Nouvelle pondération des votes.
Le poids de la Grèce dans les prises de décisions du Fonds monétaire international (FMI) passe de 0,466% à 0,511%, la décision relative prise en décembre 2010 au niveau du FMI devant être ratifiée par un projet de loi déposé au Parlement par les ministères des Finances et des Affaires étrangères.
Ce changement engendre une surcharge de 1,51 million d'euros pour le Budget de l'Etat. Ces dépenses seront couvertes par l'octroi de prêts sans intérêt de la Banque de Grèce (BdG) à l'Etat grec.


Approbation de la fusion de Alpha Bank SA et EFG Eurobank Ergasias SA.
La Commission de la concurrence, réunie en session plénière, a approuvé lundi la fusion de Alpha Bank SA et EFG Eurobank Ergasias SA.
En vertu de sa décision unanime 534/VI/2012, la Commission a accepté, sous conditions, la demande de fusion des deux banques, conformément aux dispositions de l'art. 8 de la loi 3959/2011.
 
 

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