Jeudi, 05 Janvier 2012 09:19

Jeudi 5 décembre 2012 - Les dépêches de l'Athens News Agency

M. Papadimos appelle les partenaires sociaux à se mettre d'accord sur l'amélioration de la compétitivité
Le premier ministre, Loucas Papadimos, a appelé les partenaires sociaux à mener à bien dans un court laps de temps les négociations pour l'amélioration de la compétitivité de l'économie grecque, lors de ses rencontres mercredi au Palais Maximou.

"Je souhaite exhorter les partenaires sociaux à déployer d'importants efforts dans les négociations pour l'amélioration de la compétitivité de l'économie et la stimulation de l'emploi", a déclaré M. Papadimos, qui a dressé un aperçu clair et précis de la situation économique de la Grèce et des dangers qui la guettent.
"Sans accord avec la Troïka et le prochain financement, la Grèce sera confrontée en mars à un risque direct de faillite désordonnée. Par conséquent, tout dépendra de nos actions et de nos décisions au cours des prochaines semaines", a averti M. Papadimos.

"Le fonctionnement du marché du travail et le rapport avec les économies concurrentes sont des facteurs déterminants. Au cours de la décennie depuis l'introduction de l'euro jusqu'à 2010, l'économie grecque a subi des pertes de compétitivité de l'ordre de 25% par rapport aux pays les plus compétitifs de la zone euro", a expliqué le premier ministre, avertissant les parties prenantes de ce dialogue social qu'il "n'est pas possible d'engager le dialogue sur la base de données et d'acquis immuables, parce que nous risquons de rester sans rien le lendemain".


M. Papandréou ne sera pas candidat comme premier ministre
Le président du PASOK, Georges Papandréou, a annoncé qu'il n'a pas l'intention d'être candidat dans la course à la fonction de premier ministre, ni candidat à la présidence du parti lors des procédures qui auront lieu, selon sa proposition, après les prochaines élections législatives.

Dans son intervention en réunion du Conseil politique du PASOK mercredi après-midi, M. Papandréou a proposé que le PASOK désigne un candidat qui conduira le parti aux prochaines élections, soit par son groupe parlementaire soit par une autre procédure institutionnalisée que choisiront les instances du parti.
Concernant le prochain président du PASOK, M. Papandréou a préconisé son choix par élection à partir de la base du parti après les prochaines élections législatives.

Ainsi, toujours selon sa proposition, M. Papandréou a dit qu'il restera président du PASOK jusqu'aux prochaines législatives et l'élection du nouveau président du parti.


Samaras: Les élections peuvent avoir lieu jusqu'à la fin mars
Le président de la ND, Antonis Samaras, a déclaré que les élections peuvent avoir lieu jusqu'à la fin mars, dans une intervention lundi en réunion du comité exécutif du parti consacrée aux préparatifs en vue des prochaines élections législatives.
A ce sujet, M. Samaras a informé qu'il souhaite faciliter le rétablissement de la viabilité de la dette grecque, ce qui signifie qu'il faut avoir achevé le PSI (échange des obligations grecques) et avoir signé le nouveau paquet d'aide à la Grèce.

M. Samaras a tenu à préciser à propos de ce nouveau paquet d'aide, que la ND est d'accord avec les objectifs généraux sur les trois prochaines années pour éponger le déficit public, réduire la dette et renforcer la compétitivité de l'économie grecque. "Toutefois, si certains tentent de poser comme préalable de tout mettre sur la table dans ce court laps de temps transitoire, nous les avertissons que cela ne se fera pas", a lancé M. Samaras, tout en assurant une nouvelle fois de sa volonté de contribuer au succès du gouvernement Papadimos dans sa mission.
Lorsque le PSI sera achevé, il faudra alors un mois pour le paquet d'aide, a souligné M. Samaras, estimant de ce fait que les élections peuvent avoir lieu d'ici la fin mars.

Enfin, M. Samaras a rappelé que beaucoup de choses mises en oeuvre durant ces deux derniers ans n'ont pas eu de résultat. Malgré les mesures, a-t-il ajouté, le déficit n'a pas diminué, mais a augmenté, certaines choses doivent changer, mais cela sera de la tâche de négociation du prochain gouvernement.
"Nous avons informé tout le monde que ce qui ne fonctionne pas sera changé", a conclu M. Samaras.


SEV: Le risque de faillite nationale totale persiste
Le président de la Fédération des Entreprises et Industries (SEV), Dimitris Daskalopoulos, a souligné que les partenaires et les créanciers de la Grèce attendent des actes et non des paroles en vue du versement de la prochaine tranche de 89 milliards d'euros, lors de la rencontre de la présidence de la SEV avec le premier ministre, Loucas Papadimos, mercredi au Palais Maximou, dans le cadre du dialogue social.

M. Daskalopoulos a averti que le risque de faillite nationale totale persiste et ne sera refoulé qu'avec la signature du nouveau paquet d'aide à la Grèce, qui comportera obligatoirement un programme intégré d'actions, des mesures correctives concrètes et des calendriers pour leur mise en oeuvre.

De ce fait, M. Daskalopoulos a proposé un train de six mesures qui, a-t-il assuré, convaincront les marchés et nos partenaires, à savoir le vote d'une loi ayant force constitutionnelle concernant le retour à l'équilibre budgétaire, la fixation d'un plafond pour les dépenses des salaires, des retraites et des dépenses fonctionnelles de l'ensemble du secteur public en tant que pourcentage du PIB annuel, l'adjudication au secteur privé de la production de biens et services pour le compte de l'Etat à un rapport qualité-prix avantageux économiquement et socialement, une refonte et simplification radicales du système fiscal ayant pour but la répression de l'évasion fiscale, la levée des obstacles qui prennent en étau les activités du privé dans la production et, enfin, la libération immédiate de tous les marchés et l'ouverture des professions.

Selon le président de la SEV, quelques signatures officielles ne suffisent plus pour le versement de la prochaine tranche d'aide - comme ce complaisent à se l'imaginer beaucoup de gens.

"Notre signature ne constitue plus une garantie pour nos partenaires et nos créanciers, parce que deux années durant, nous manquons systématiquement à nos engagements, même aux lois que nous votons. Des impôts, des taxes, des coupes, des sacrifices sans issue sont imposés, alors que sont ajournés les changements substantiels qui touchent à l'Etat en faillite du clientélisme des partis et des corporations", a lancé M. Daskalopoulos.
"Le rendement de ce gouvernement et l'attitude des partis qui le soutiennent feront que 2012 sera pour la Grèce l'année de la catastrophe ou l'année de l'espoir", a conclu le président de la SEV.


GSEE: Le salaire minimum de l'ouvrier n'est pas négociable
La Confédération générale des Travailleurs de Grèce (GSEE) a tranché que le salaire minimum de l'ouvrier et les 13e et 14e salaires dans le secteur privé sont des points non négociables, lors de la rencontre de sa direction avec le premier ministre, Loucas Papadimos, mercredi au Palais Maximou dans le cadre du dialogue social.

La GSEE n'est disposée à faire aucune concession en deçà de la Convention collective nationale de travail, comme l'a dûment souligné sa délégation à M. Papadimos, en présence du ministre de l'Emploi, Georges Koutroumanis.

"Le salaire minimum de sécurité du l'ouvrier pauvre n'est pas négociable, et la GSEE ne fera pas un seul pas en arrière", a tranché le président de la GSEE, Yannis Panagopoulos, dans des déclarations à l'issue de la réunion.

De plus, la GSEE a vivement réagi à une autre demande de la Troïka (UE-FMI-BCE), à savoir la suppression des 13e et 14e salaires dans le secteur privé, M. Panagopoulos avertissant que la "GSEE ne donne son consentement à aucune des questions posées par la Troïka".

Par ailleurs, les représentants de la GSEE ont posé au premier ministre deux autres questions, tout d'abord une demande de ne pas appliquer la décote des obligations pour les titres détenus par les caisses de sécurité sociale et, dans le cas contraire, qu'il y ait recapitalisation comme pour les banques et, deuxièmement, mettre en oeuvre des politiques pour l'emploi et la lutte contre le chômage.
"Beaucoup de choses sont dites, mais nous ne voyons aucune amélioration dans la pratique", a lancé M. Panagopoulos sur ce dernier point.


ELSTAT: 20,1% de la population menacée de pauvreté
20,1% de la population en Grèce est menacée de pauvreté, selon une enquête sur le revenu et les conditions de vie réalisée en 2010 par l’Autorité statistique hellénique (ELSTAT).
Selon ces données, le seuil de pauvreté se chiffre par an à 7.178 euros par personne et à 15.073 euros par ménage composé d’un couple et de deux enfants de moins de 14 ans.

De plus, le revenu individuel moyen annuel se chiffre à 13.973,94 euros et le revenu moyen annuel par ménage à 24.224,38 euros. Les ménages menacés par la pauvreté son évalués à 868.597, leurs membres totalisant 2.204.800 personnes.

Le risque de pauvreté pour les enfants âgés de 0-17 ans (pauvreté infantile) est de 23% (soit près de 3% de plus que le taux correspondant pour l’ensemble de la population) et pour les personnes âgées de plus de 65 ans de 21,3% (soit légèrement plus de 1% de plus que pour l’ensemble de la population).
La population menacée de pauvreté ou d’exclusion sociale se chiffre à 3.030.900 personnes.

Enfin, la population qui vit au sein de ménages où aucun des deux membres du couple n’a un emploi ou où il existe un emploi à temps partiel se chiffre à 544.800 personnes.

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