Papadimos: Jour d’importance historique pour l’économie grecque.
Le premier ministre, Loucas Papadimos, a affirmé que les décisions de l’Eurogroupe sur le nouveau programme d’aide à la Grèce marquent un jour historique pour l’économie nationale.
Ces décisions, a indiqué M. Papadimos, sont un grand pas dans la voie du financement de l’économie grecque avec 130 milliards d’euros sur les trois prochaines années et la décote de la dette publique de plus de 100 milliards d’euros.
Le premier ministre a toutefois tenu à souligner qu’il faut encore achever toutes les actions préliminaires en vue de la signature de l’accord sur le nouveau prêt attendue début mars et mettre en oeuvre toutes les réformes inscrites dans le nouveau programme économique de la Grèce, sans oublier le facteur-clé du renforcement de la compétitivité qui permettra au pays de se replacer en trajectoire durable de croissance.
M. Papadimos a fixé comme objectif prioritaire du gouvernement l’application fidèle du nouveau programme économique, informant que l’aide technique de l’UE à la Grèce sera renforcée, le pays n’ayant plus désormais le luxe de prendre du retard.
Papadimos: Jour d’importance historique pour l’économie grecque.
Enfin, le premier ministre a indiqué que les prochaines législatives seront convoquées après la fin du PSI, à savoir de l’échange volontaire des obligations grecques détenues par des créanciers privés.
De son côté, le ministre des Finances, Evanghelos Vénizélos, a déclaré que la décision de l’Eurogroupe ne donne pas seulement raison aux efforts du gouvernement grec, mais aussi aux sacrifices et aux angoisses de l’ensemble du peuple grec.
“Nous sommes parvenus à un résultat positif qui n’était ni facile ni évident. Jusqu’à la toute dernière minute, nous avons négocié à plusieurs niveaux (...) Nous sommes parvenus à un résultat meilleur que celui que nous avions planifié”, a ajouté M. Vénizélos, insistant que ces décisions changent le degré de sécurité, de confiance et de stabilité.
Les ministres des Finances de la zone euro avaient abouti au terme de négociations marathon de douze heures à un accord sur le deuxième paquet d’aide à la Grèce comportant l’octroi d’un prêt de 130 milliards d’euros et la décote de 53,5% de la dette grecque.
Le plan de soutien devrait permettre à la dette publique grecque de revenir à 120,5% du PIB en 2020, selon une source gouvernementale européenne, à savoir très proche du taux de 120% qu’exigeaient certains des créanciers de la Grèce, notamment l’Allemagne, les Pays-Bas et le FMI.
La décision de l'Eurogroupe constitue un grand pas d'une importance décisive pour le pays, selon le premier ministre.
Le premier ministre, Loucas Papadimos, s'adressant au conseil des ministres mardi soir, a indiqué que les décisions de l'Eurogroupe représentent un "grand pas" d'une importance décisive pour l'avenir du pays, ajoutant que "l'approbation du programme économique et l'accord du PSI étaient les objectifs principaux de la politique économique et beaucoup de travail a été effectué en ce sens".
Le premier ministre a par ailleurs exprimé son optimisme que "si le programme est mis en oeuvre de manière efficace, les problèmes seront résolus en 2013 et la croissance va commencer progressivement".
M. Papadimos a souligné que "beaucoup prévoyaient des obstacles et un échec mais heureusement cela ne s'est pas confirmé", tout en estimant que, grâce aux décisions qui ont été prises, la confiance en la Grèce va se renforcer.
S'adressant aux ministres, M. Papadimos a souligné que d'ici la fin du mois de mars beaucoup de choses doivent être réalisées et les objectifs immédiats doivent être atteints, sans retards.
Le premier ministre a également expliqué que la réduction de la dette à 129% en 2020 que prévoient les rapports relatifs atteindra finalement 120,5% grâce à la contribution à 4,6% du secteur public des états membres et à 3,7% du secteur privé.
Vénizélos: Le succès du plan d'aide est la seule stratégie nationale qui existe aujourd'hui.
Le ministre des Finances, Evanghelos Vénizélos, a exprimé sa satisfaction face à l'accord sur le deuxième plan d'aide à la Grèce auquel ont abouti mardi à l'aube les ministres des Finances de la zone euro, soulignant que cet accord était l'aboutissement de huit mois de combat difficile ainsi que d'efforts de l'ensemble du peuple grec.
M. Vénizélos a invité non seulement ceux qui approuvent le nouveau plan d'aide mais également ceux qui s'y opposent à lutter pour le sauvetage du pays et à se demander où irait la Grèce sans cette décision.
Le ministre des Finances s'est dit satisfait du résultat positif, soulignant que des négociations ardues à de nombreux niveaux ont été nécessaires, surtout avec le secteur privé. Il s'est félicité du résultat de ces négociations, indiquant que pour la première fois un pays réduit sa dette d'un montant de l'ordre de 100 milliards d'euros, les objectifs principaux du pays étant à présent la croissance et l'amélioration de sa compétitivité ainsi que la diminution de la dette publique à 120% du PIB d'ici 2020.
M. Vénizélos a indiqué par ailleurs que beaucoup se demandent si la Grèce veut et peut se sauver, ajoutant que le succès du plan d'aide est la seule stratégie nationale qui existe aujourd'hui.
Il a également souligné que le pays doit se mouvoir à un rythme très rapide et que le conseil des ministres prendra rapidement toutes les décisions fiscales nécessaires. Il a annoncé, en particulier, une réunion du conseil des ministres mardi destinée à approuver des projets de loi relatifs aux mesures fiscales, aux dispositions fiscales, aux retraites, à l'amendement du budget 2012 ainsi que des mesures structurelles, ajoutant que les mesures dans le secteur de la santé et la restructuration des mutuelles d'assurance devront être achevées d'ici le 29 février.
S'agissant du PSI, le ministre des Finances a indiqué que, après ratification par le conseil des ministres et vote au Parlement, il sera achevé d'ici la deuxième semaine de mars et sera mis en application entièrement au cours de la première semaine d'avril.
M. Vénizélos a également annoncé la décision du gouvernement de créer un poste de secrétaire général pour les questions fiscales et techniques qui sera occupé par une personne bénéficiant d'un large consensus.
Il a souligné que l'incertitude face aux développements économiques et le manque de liquidité créent des problèmes particuliers en ce qui concerne les perspectives de l'économie grecque, ajoutant qu'avec les décisions de l'Eurogroupe la situation va s'améliorer.
Papandréou satisfait des décisions de l'Eurogroupe.
"Je ressens le besoin d'exprimer ma satisfaction, car avec cette décision positive pour notre pays, les efforts immenses consentis pour convaincre nos partenaires d'aboutir aux décisions des 26 et 27 octobre sont justifiés", a déclaré le président du PASOK, Georges Papandréou, soulignant que la décision de l'Eurogroupe, s'ajoutant à une série de décisions importantes "représente une condition nécessaire supplémentaire qui peut garantir que les sacrifices des Grecs ne seront pas vains".
M. Papandréou a indiqué que la décision a également sa propre importance historique, étant donné que le pays évite la faillite et que les bases sont posées pour la mise en place des conditions requises pour de nouveaux efforts en vue de la croissance, avec une économie qui sera fondée sur des bases solides et qui ne produira pas des déficits et des dettes mais des plus-values, des excédents et des emplois.
M. Papandréou a souligné, par ailleurs, que l'accord sur le PSI "en plus de la réduction immense du poids de la dette, permet d'économiser des milliards d'euros chaque année en raison de la baisse des exigences annuelles pour l'exécution de nos obligations envers nos créanciers", ajoutant que "avec ces fonds nous pouvons à présent mettre en place un plan de croissance".
Il a demandé au peuple grec de continuer la lutte et de ne pas abandonner ses efforts à mi-parcours, malgré le coût important.
"Nous devons créer un modèle de croissance qui sera basé sur les avantages comparatifs du pays, à savoir le Grec, ses capacités, les forces productives saines et créatives du pays, l'exploitation des richesses naturelles", a indiqué M. Papandréou.
M. Samaras qualifie le nouveau plan d'aide d'important et de positif.
Le président de la ND, Antonis Samaras, s'est félicité mardi, depuis Nicosie, des décisions de l'Eurogroupe.
"La décision de l'Eurogroupe est importante et positive, car elle éloigne le risque d'une faillite du pays, garantit la perspective européenne, donne la possibilité à la dette d'être viable et ouvre la voie aux élections", a déclaré M. Samaras, en visite à Chypre, mardi.
Il a ajouté que la contribution de la ND dans cette décision était cruciale.
"Sans le vote positif du parti, ni la décote de la dette n'aurait été possible, ni la diminution du coût d'emprunt du pays, ni la conclusion d'un nouvel accord de prêt, décisions qui prouvent la différentiation essentielle pour nous entre le premier et le second mémorandum et indiquent la pertinence de nos choix", a souligné M. Samaras.
"Aujourd'hui, a-t-il ajouté, se ferme un cercle d'incertitude, d'obscurité et de palinodies que le PASOK a ouvert il y a deux ans avec ses actions et ses omissions".
M. Samaras a également indiqué que la Grèce gagne du temps et que s'ouvre une fenêtre d'espoir que le pays achèvera ses politiques avec des mesures destinées à contenir la récession, à relancer l'économie et à limiter le chômage.
Il a par ailleurs estimé qu'un espoir naît que l'Europe se détournera des politiques de récession unilatérale et comprendra la priorité majeure pour la croissance du pays.
Papariga: Accord de faillite contrôlée du pays et de faillite incontrôlable du peuple.
La SG du CC du KKE, Aleka Papariga, a qualifié mardi la décision de l'Eurogroupe d'accord "de faillite contrôlée du pays et de faillite incontrôlable du peuple".
Mme Papariga a indiqué que cette décision est, une fois de plus, temporaire, étant donné que la crise détermine le cours des événements au sein de la zone euro et cette crise s'approfondira continuellement et, par conséquent, le problème ne sera, en Grèce non plus, aucunement traité.
Elle a souligné par ailleurs que les créanciers ne perdent qu'une très petite part de leurs gains, lesquels avaient déjà été gagné de manière multiple, le problème par contre étant immense pour les caisses d'assurance qui perdent environ 24 milliards d'euros alors que le chômage croît et qu'une grande partie de la population du pays vivra dans des conditions de pauvreté extrême.
Même sur la base de l'accord, a ajouté Mme Papariga, si le gouvernement ne réussit pas à générer des excédents primaires, le pays sera amené à un défaut de paiement et en fait à nouveau à la faillite.
Karatzaféris s'oppose à l'accord de l'Eurogroupe.
Le président du LAOS, Georges Karatzaféris, s'est vivement opposé mardi à l'accord sur le second plan d'aide à la Grèce finalisé lors de l'Eurogroupe mardi à l'aube à Bruxelles.
"Non seulement nous nous sommes ridiculisés à l'échelle internationale mais nous ne pourrons pas revenir sur les marchés avant 2020", a-t-il indiqué sur une station de radio privée, mentionnant une série de dispositions que prévoit l'accord et auxquelles il est opposé, telle que la disposition qu'il est prévu d'intégrer dans la constitution et selon laquelle la priorité du pays sera le remboursement de ses créanciers.
M. Karatzaféris a, par ailleurs, estimé que cet accord ne contient aucune mesure pour le renforcement de l'économie, soulignant que "la décision de l'Eurogroupe n'apportera rien au niveau social".
"S'ils avaient réellement la volonté de nous aider, a-t-il ajouté, faisant référence aux créanciers du pays, il auraient maintenu leur décision du 21 juillet qui prévoyait un plan Marshall pour la Grèce afin que le pays puisse démarrer".
Tsipras: Accord "douloureux" qui lie ceux qui le signent.
Le président de la SYRIZA, Alexis Tsipras, commentant mardi les décisions de l'Eurogroupe, a affirmé que cet accord "concerne et lie exclusivement ceux qui le signent".
"Non seulement l'accord ne rend pas la dette viable", a-t-il indiqué mais "tout ce que nous étions censés devoir éviter deviendra réalité si ce gouvernement et cet accord survivent".
Qualifiant l'accord de "douloureux pour la société grecque", M. Tsipras a indiqué que "prochainement les salaires et les retraites vont encore diminuer, les écoles et les hôpitaux vont s'effondrer" alors qu'une "grande partie de la population n'aura pas accès à des produits de consommation importants".
"Il est évident que cet accord concerne et lie exclusivement ceux qui le signent. Ce n'est pas le peuple grec qui le signe. C'est un gouvernement qui le signe au nom du peuple mais qui n'a aucune légitimité populaire et, par conséquent, cet accord ne lie que les membres du conseil des ministres. Il ne lie pas la République hellénique, il ne lie pas la société grecque, et évidemment il ne lie pas la Gauche", a ajouté M. Tsipras.
Nous bénéficions de l'engagement de soutien de nos partenaires, selon M. Vénizélos.
Le ministre des Finances, Evanghelos Vénizélos, a affirmé que la Grèce a obtenu l'engagement clair de la part de ses partenaires qu'ils continueront à la soutenir après le 1er janvier 2015 jusqu'à ce que le pays reviennent sur les marchés.
Effectuant une évaluation des résultats de l'Eurogroupe mardi lors d'une conférence de presse, M. Vénizélos a souligné que "tous ceux qui ont investi dans l'échec du pays ont été contredits".
"L'accord n'a pas été facile et n'allait pas de soi", a déclaré M. Vénizélos, ajoutant que le pays a finalement reçu l'approbation d'un nouveau programme de soutien de 130 milliards d'euros dès le début du mois de mars jusqu'à la fin de 2014.
Il y a déjà, a-t-il indiqué, dans le pays une délégation permanente de la Task Force et du FMI alors qu'une représentation de la Commission européenne sera également mise en place et un rapport trimestriel sur la situation de l'économie sera publié.
S'agissant de la création d'un compte spécial, M. Vénizélos a indiqué que ce compte sera ouvert à la Banque de Grèce sous la responsabilité du gouvernement, en coopération avec la troïka.
S'agissant du PSI, M. Vénizélos a indiqué que "le programme est plus drastique et meilleur que ce qui avait été négocié auparavant" et, en combinaison avec la diminution des taux d'intérêts du prêt initial, doit mener en 2020 à une dette viable.
M. Vénizélos a par ailleurs estimé que la Grèce ne risque pas d'être mise en faillite par les agences de notation étant donné que l'accord prévoit "un mécanisme de couverture totale des besoins de liquidités" pendant toute la période intermédiaire du PSI.
